Les étapes du GR20

Nous avons bouclé les 16 étapes du GR20 en 13 jours dans le sens Nord – Sud.
Ci-après, je vous détaille les étapes telles que nous les avons faites. Nous nous sommes beaucoup adaptés en fonction de la météo. Il y a des jours où on aurait bien continué un peu plus, mais la météo ne le permettait pas.

  1. Jour 1 : Calenzana – Ortu di u Piobbu
  2. Jour 2 : L’ortu di u Piobbu – Carrozu
  3. Jour 3 : Carrozu – Asco Stagnu
  4. Jour 4 : Ascu – Tighjettu par la pointe des éboulis – Bergerie de Ballone
  5. Jour 5 : Ballone – Ciuttulu di i Mori – Castel di Vergio (étape 5 et moitié de la 6ème du topoguide)
  6. Jour 6 : Castel di Vergio – Manganu (fin de l’étape 6)
  7. Jour 7 : Manganu – Petra Piana – Onda (étapes 7 et 8 du topoguide)
  8. Jour 8 : Onda – Vizzavona
  9. Jour 9 : Vizzavona – Capanelle
  10. Jour 10 : Capanelle – Prati
  11. Jour 11 : Prati – Usciolu – I Croci (étapes 12 et 13 du topoguide)
  12. Jour 12 : I Croci – Asinau – Bavella par la variante alpine (étapes 14 et 15 en partie)
  13. Jour 13 : Bavella – Conca

Jour 1 : Calenzana – Ortu di u Piobbu

D’après le topoguide : 12,2 km Dénivelée : 1500m (300m de descente)
Temps que nous avons mis : 5H en comptant les pauses

Nous avons dormi la veille du départ dans un petit hôtel à Calvi, ce qui nous a permis de profiter de la soirée dans cette charmante ville.
La nuit a été assez agitée, non seulement à cause d’un peu de stress tout de même, mais surtout à cause des orages qui n’ont pas cessé jusqu’au matin…
Nous sommes même partis sous une petite pluie, peu fiers, sac sur le dos, et direction Calenzana à pieds, sans savoir ce qui nous attendait. C’étaient surtout les orages qui nous inquiétaient.
Nous avons fait du stop depuis Calvi sans trop de succès, et avons fini par trouver un chauffeur sur la dernière ligne droite qui mène à Calenzana.

La première étape se fait plutôt bien, il n’y a quasiment que de la montée.
Au début de l’étape, et pendant un petit moment, on peut observer au loin la mer et Calvi, de superbes panoramas!
Comme je le disais, c’est une étape qui ne fait que monter, et le premier passage un peu technique et un peu plus difficile car long, se fait avant d’atteindre le premier col Bocca U Saltu à 1250m. Mais la récompense est la vue que l’on a depuis ce col!
La suite se fait surtout en forêt, avec un petit passage qui nécessite l’utilisation des chaînes, les premières, une entrée en matière pour la suite. En ce qui nous concerne, on a fait ce passage sous la pluie, les chaînes étaient donc indispensables. Je n’étais pas du tout à l’aise, car avec la pluie je glissais, mais c’est passé! Ouf… car la suite est bien plus difficile!

Jour 2 : L’ortu di u Piobbu – Carrozu

Topoguide : 8,9km Dénivelée : 900m (1180m de descente)
Temps mis : 6H20 (en comptant les pauses)

Nous sommes partis à 7h40 sous la pluie, et cela a duré 1h. Le début de cette étape a donc été difficile, quelques endroits glissants à cause de la pluie, et certains passages sans sécurité.
On peut dire que cette étape est un peu scindée en 2 : une première partie montante et une deuxième qui descend beaucoup beaucoup…jusqu’au refuge.

En arrivant au refuge, après avoir monté la tente bien sûr, nous avons mangé une bonne omelette au fromage! Comme ça fait du bien après tant d’effort!!
Et comme nous n’en avions pas assez fait dans la journée, nous sommes descendus jusqu’à la rivière, où nous avons trempé nos jambes dans une eau très froide!

Jour 3 : Carrozu – Asco Stagnu

Topoguide : 6,1km Dénivelée : 930m (750m de descente)
Temps mis : 4H45 (avec les pauses)

Passerelle de Spasimata

La 3ème étape est très technique, il y a beaucoup de passages qui sont limite de « l’escalade ».
Elle commence par la passerelle de Spasimata, assez impressionnante en vrai, passage qui se fait l’un après l’autre sur une passerelle mouvante. (Passage du GR20 célèbre dans le film Les Randonneurs)
Sur cette étape, il y a beaucoup de passages avec des chaînes.
Comme la 2ème étape, la seconde partie se finit par une longue descente, mais un peu moins dure.

Jour 4 : Ascu – Tighjettu par la pointe des éboulis – Bergerie de Ballone

Topoguide : 8,6km Dénivelée : 1300m (1050m de descente)
Temps mis : 6H40 (avec pauses)

Etape très longue et difficile, la plus dure pour moi avec l’étape 2.
La veille de cette étape, au refuge d’Ascu, tous les randonneurs échangeaient sur la météo prévue, car des orages étaient de nouveau annoncés pour la fin de matinée, et le passage par le col des éboulis étant exigeant, le stress parmi les randonneurs étaient palpable.

Nous sommes donc partis assez tôt pour éviter d’avoir les orages durant notre ascension.
Dès le début de l’étape il y a de nombreux passages avec chaînes, et une très très longue montée assez difficile pour arriver à la pointe des éboulis. Arrivée au sommet, il y a la possibilité de faire un aller retour pour grimper au Monte Cinto, point culminant de la Corse à 2706m. La météo n’étant pas avec nous, nous avons préféré ne pas prendre de risque.
L’étape s’achève ensuite par une longue descente jusqu’au refuge de Tighjettu, où nous avons mangé notre sandwich.
Après avoir repris des forces, nous avons continué un peu plus loin pour dormir aux bergeries de Ballone (environ 30 min de plus). Nous y sommes arrivés sous le déluge…
C’est une bergerie que je recommande fortement car l’accueil de Cathy y est excellent, et on y mange très bien. Nous avons pris au dîner une omelette avec de la charcuterie, et un fadione comme dessert, un gâteau corse au brocciu.

Jour 5 : Ballone – Ciuttulu di i Mori – Castel di Vergio (étape 5 et moitié de la 6ème du topoguide)

Topoguide : Etape 5 Tighjettu – Ciuttulu di i Mori : 7,1km Dénivelée : 810m (480m de descente) / Etape 6 jusqu’à Castel di Vergio : environ 13km (sur 25,6 pour l’étape entière)
Temps mis : 3H jusqu’à Ciuttulu di i Mori + 3H30 jusqu’à Castel di Vergio

En partant des bergeries de Ballone l’étape 5 est assez courte, mais constituée presque uniquement de montée. Avec la chaleur, on y laisse quelques gouttes de sueur. Nous n’avons heureusement pas eu de pluie sur cette portion, car il y a de nombreux passages sur des dalles et éboulis.
Nous nous sommes ravitaillés en eau au refuge de Ciuttulu di i Mori et sommes repartis vers la station de ski Castel di Vergio. Sur cette étape, une longue descente constituée de larges boucles dans des éboulis nous attendait. Personnellement je l’ai trouvé interminable, et avec la fatigue des jours précédents, je n’ai pas échappé à de belles gamelles, mais heureusement sans blessure. Une fois arrivés en bas, nous avons longé tranquillement un fleuve et avancé jusqu’à la bergerie de Radule où nous avons pique-niqué à côté de chasseurs.
La suite du sentier jusqu’à Castel di Vergio est assez paisible, avec toutefois quelques petites ascensions dans les bois. L’arrivée se fait par la route, ce qui surprend un peu. Nous retrouvons donc la civilisation le temps d’une soirée.
Une fois encore, nous avons eu le droit à la pluie; nous avons à peine eu le temps d’installer la tente, qu’il s’est mis à pleuvoir des trombes d’eau pendant 3 longues heures.
Le soir nous avons mangé au restaurant qui se trouve juste à côté du refuge pour 20€ chacun.

Jour 6 : Castel di Vergio – Manganu (fin de l’étape 6)

Topoguide : Environ 13km entre Castel di Vergio et Manganu
Temps mis : 5H30 (avec pauses)

Etape très plaisante avec beaucoup moins de dénivelée.
Passage très joli par le lac de Nino et ses magnifiques pozzines, où l’on a rencontré chevaux, taureaux, vaches…

Nous sommes arrivés au refuge de Manganau sous la pluie, pour changer!
Une fois celle-ci passée, nous avons pu aller nous baigner et laver notre linge dans la rivière qui longe le refuge. L’eau est très froide, mais ça fait du bien aux jambes…

Jour 7 : Manganu – Petra Piana – Onda (étapes 7 et 8 du topoguide)

Topoguide : Etape 7 Manganu – Petra Piana : 9,2km Dénivelée : 1000m (760m de descente) / Etape 8 Petra Piana – Onda : 10,7km Dénivelée : 580m (980m de descente)
Temps mis : 5H15 jusqu’à Petra Piana + 3H jusqu’à Onda (par la variante alpine)

L’étape entre Manganu et Petra Piana se fait bien. Il y a tout de même deux passages assez techniques, et beaucoup de montées. Nous avons encore découvert de nouveaux paysages magnifiques, avec notamment une vue extraordinaire sur les lacs de Melu et de Capitellu.
Après une bonne descente, nous avons fait une pause pique-nique au refuge de Petra Piana.
Nous étions en forme pour continuer jusqu’à Onda, mais le ciel noircissant, nous hésitions entre le passage par les crêtes ou celui par la plaine qui est plus long mais plus sûr.
Après réflexion, et échanges avec d’autres randonneurs, nous avons choisi de prendre la variante alpine, et donc de passer par les crêtes.
Je crois que c’est l’étape que j’ai la moins appréciée à cause des gros nuages gris qui nous suivaient. Et un orage sur les crêtes peut être mortel! Il ne faut vraiment pas prendre la météo à la légère, c’est quelque chose dont j’ai vraiment pris conscience sur le GR20 !
Nous avons eu beaucoup de chance, les orages ont commencé lorsque nous avons eu passé toutes les crêtes, mais cela ne nous a pas empêché de voir la foudre tomber à 50 mètres devant nous. C’est vraiment impressionnant, sans parler du tonnerre qui résonne dans les montagnes.
Ce fut un grand soulagement d’arriver au refuge de l’Onda sains et saufs, et également pour les pieds. Nous avons tellement marché vite pour éviter les orages que mes pieds n’étaient plus que souffrance.
Nos collègues randonneurs qui nous suivaient sur la variante alpine, sont également bien arrivés mais beaucoup plus tard car ils ont dû s’abriter pendant les orages.
Si ça vous arrive, sachez qu’il faut mettre un isolant entre le sol et vous, comme votre sac, et se couvrir d’une bâche ou autre, mais je ne souhaite à personne d’en avoir besoin!

Jour 8 : Onda – Vizzavona

Topoguide : 11,4km Dénivelée : 760m (1330m de descente)
Temps mis : environ 6H (avec pauses)

La dernière étape de la partie nord du GR20 qui commence par une belle ascension jusqu’à 2020m. On a croisé de nombreux troupeaux de chèvres, et observé un très beau lever de soleil.

C’est d’ailleurs une des choses que j’ai adorée dans cette expérience du GR20 : marcher avec le soleil qui commence à peine à se lever et la nature à se réveiller. Ce sont des moments magiques!

Lever du jour

Sur le chemin en direction de Vizzavona, nous avons fait une halte à la cascade des anglais qui se trouve à 1H de l’arrivée au gîte. Ça fait du bien d’enlever les chaussures et se rafraîchir les jambes, mais c’est un peu dur de les remettre…
Il y a de belles cascades mais « envahies » de touristes qui sont loin de notre mode randonneur proche de la nature.
Arrivés à Vizzavona, nous avons mangé au restaurant juste à côté de la gare, on y mange très bien. Et nous sommes ensuite allés nous installer au refuge. Et là, nous avons rencontré un gardien qui je pense restera gravé dans nos mémoires! Nous ressortons encore sa réplique de temps en temps « Si tu vas chez l’ennemi (l’épicier d’à côté), je te viiire! » Et il faut se l’imaginer avec l’accent corse… Donc sachez que si vous logez au refuge du PNRC, il faut se ravitailler dans son épicerie à lui.

Si vous arrivez tôt, certains prennent le train pour aller jusqu’à Corte et y passer la nuit.

Jour 9 : Vizzavona – Capanelle

Topoguide : 14,3km Dénivelée : 1030m (400m de descente)
Temps mis : 5H30 (avec pauses)

Ce fut une petite journée. Nous sommes arrivés vers midi au gîte d’U Fugone (à Capanelle). Seulement, nous avons eu de nouveaux de gros orages ainsi que des averses assez importantes. Aussi, nous n’avons pas pu continuer sur l’étape suivante.

Les bergeries d’Alzeta

Jour 10 : Capanelle – Prati

Topoguide : 18,1km Dénivelée : 1100m (880m de descente)
Temps mis : 6H (avec pauses)

Les 4 premières heures se font sur des chemins de forêt relativement plats. Nous nous sommes arrêtés au col Di Verde, où il y a un refuge et une épicerie. Nous avons fait une petite halte, bu un café et acheté un sandwich que nous avons mangé un peu plus loin, après une belle montée.
La dernière ligne droite était une grande montée d’environ 1 heure, suivi de 20 min de descente pour arriver au refuge de Prati. Le temps était très couvert, beaucoup de brouillard, et il ne faisait pas bien chaud. Nous avons eu assez froid d’ailleurs cette nuit-là.
De plus, je n’ai pas trop parlé des refuges sur les autres étapes, mais celui là est vraiment à noter parmi les « moins bien ». Les douches sont très rustiques, eau froide bien évidemment, et on ne parle même pas du seul toilette qu’il y a, avec un tuyau d’arrosage comme chasse…

Jour 11 : Prati – Usciolu – I Croci (étapes 12 et 13 du topoguide)

Topoguide : Etape 12 Prati – Usciolu : 11,5km Dénivelée : 1040m (1140m de descente) / Etape 13 Usciolu – I Croci : 14,7km Dénivelée : 790m (990m de descente)
Temps mis : 5H de Prati à Usciolu + 4H jusqu’à Matalza + 40min jusqu’aux bergeries d’I Croci

Ce fut la plus longue journée de marche que l’on ait faite, presque 10h de marche!
Après deux grandes montées et descentes jusqu’à Usciolu, nous avons fait notre pause pique-nique. Arrivés assez tôt, vers midi, nous décidâmes naturellement de repartir sans trop savoir jusqu’où exactement, mais plusieurs bergeries se trouvant sur le chemin, cela nous laissait le choix de s’arrêter quand nous voulions.
Finalement nous avons été jusqu’à la bergerie de Matalza. Nous avons pris une boisson, et le refuge ne nous attirant pas plus que ça, nous avons prolongé encore un petit peu jusqu’aux bergeries d’I Croci dont j’en avais lu beaucoup de bien, et surtout entendu qu’il y avait des douches avec de l’eau chaude! Le rêve!!
Nous avons dû arriver un peu avant 18h. Nous avons juste eu le temps d’installer la tente et de prendre notre douche que nous passions déjà à table pour le dîner. Etant donné tous les bons commentaires que j’avais lus sur ces bergeries, j’avais peur que nous n’ayons pas de place, mais finalement nous étions en tout et pour tout 5 randonneurs dont 2 allemands qui venaient du sud. Nous avons passé une très bonne soirée, et super bien mangé!

Jour 12 : I Croci – Asinau – Bavella par la variante alpine (étapes 14 et 15 en partie)

Topoguide : Etape 14 : I Croci – Asinau 7,3km Dénivelée : 550m (560m de descente) / Etape 15 Asinau – Paliri par la variante alpine : 12,8km Dénivelée : 850m (1300m de descente)
Nous, nous sommes arrêtés avant Paliri puisque nous avons dormi à Bavella.
Temps mis : 2h45 pour faire I Croci – Asinau et Asinau – Bavella : 4h45

Nous avons donc fait I Croci – Asinau en moins de 3h, dans un brouillard assez épais. A Asinau nous avons fait une pause café avec la gérante très sympathique. Très bon souvenir!
Nous avons ensuite repris notre route vers Bavella, avec beaucoup de vent, mais un grand ciel bleu. Nous avons alors décidé de faire la variante alpine par les aiguilles de Bavella qui offre des points de vue magnifiques. Par contre le vent était présent toute la journée, et était même très impressionnant au sommet des aiguilles. Nous avions parfois du mal à avancer tellement le vent était violent.
Vers la fin il y a un petit passage technique avec des chaînes, mais lorsque l’on a déjà fait le nord du GR20, il n’y a aucun souci.
Le soir nous avons dormi dans l’hôtel restaurant du village car il n’y a pas de camping. Nous avons pris un dortoir de 6 personnes. Sur le coup nous étions un peu déçus de ne pas pouvoir camper. Alors nous avons quand même mangé notre repas lyophilisé le soir pour ne pas avoir l’impression de choisir la facilité. Les chambres dortoirs se trouvent au sous sol, et une petite cuisine est mise à dispo pour les voyageurs.

Jour 13 : Bavella – Conca

Topoguide (de Paliri) à Conca : 14km Dénivelée : 530m (1320m de descente)
Temps mis : 2h pour faire Bavella – Paliri et 4h40 Paliri – Conca

Ça y est, le dernier jour est arrivé!
Nous sommes partis de Bavella avec un petit vent comme la veille.
Après une petite pause café à Paliri, nous voilà sur le chemin de la dernière étape du tracé du GR20. Nous avons traversé beaucoup de forêt pour commencer, pour enchaîner avec de belles montées dans les rochers. C’est le seul jour où nous avons eu vraiment très chaud, et avons même été à court d’eau, surtout que la fin se caractérise par une très longue descente jusqu’à Conca. On devine le village au loin, mais la descente paraît interminable.

Et nous voilà arrivés à Conca après 13 jours de marche, et 183km!
C’est alors que se mélangent deux sentiments : la fierté d’avoir réussi et déjà la mélancolie d’avoir fini.
Le GR20 est une expérience exceptionnelle que je suis heureuse d’avoir vécue avec mon conjoint. Cela ne fait même pas un an que nous l’avons fait, mais nous en reparlons souvent tellement cette expérience nous a marquée.
Peut être que nous le referons dans le sens Sud Nord ? A suivre …

Le GR20 est vraiment une expérience exceptionnelle, au delà de tout ce que l’on peut imaginer. Sportifs tous les 2, nous nous sommes lancés ce défi de le faire en entier, mais nous étions loin d’imaginer ce que nous allions vivre, notamment sur le plan humain et spirituel. Comme nous l’a si bien dit une gardienne : « Sur le GR20 on finit par se déshabiller ».
En effet, sur le plan sportif et physique, c’est un dépassement de soi, un réel défi d’enchaîner des heures et des jours de marche avec autant de dénivelée. Mais il y a aussi la rencontre avec les autres randonneurs, venus de partout dans le monde. On se retrouve souvent le soir au gîte, on échange sur la journée passée, celle à venir et sur nos vies. Tout paraît beaucoup plus naturel, on oublie le superflu sur le GR20, et on revient aux choses essentielles de la vie. Il y a un respect naturel entre les individus, tout le monde se dit bonjour par exemple, et il y a de l’entraide. Les personnes venues seules ne le sont jamais! Et malgré le nombre important de randonneurs, nous sommes souvent seuls sur les sentiers, ce qui permet de se retrouver avec soi-même, de communier avec la nature et d’apprécier le silence. On prend réellement conscience qu’on a pas besoin de grand chose pour vivre et être heureux!

L’arrivée!

Vous trouverez d’autres articles sur le sujet sur mon blog, notamment pour se préparer à ce challenge, savoir ce qu’il faut amener ou encore le budget que cela représente.
Voici les liens :
–> Budget du GR20
–> Préparation du GR20


7 réflexions sur “Les étapes du GR20

  1. Bonjour,
    pourriez ensuite expliquer la suite après Conca ? ( déplacement, réservation logement) et votre retour par quel aéroport ?
    Merci
    Je compte partir entre le 18 et 01 Septembre pour faire en 12 jour le GR20, juste une étape de moins que vous en faisant Onda-Campanelle directement

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    1. Bonjour,
      Nous avons fini le GR un dimanche, par conséquent il n’y avait pas de transport en commun. Nous avons donc pris un taxi (partagé avec un autre couple) jusqu’à Porto Vecchio, où nous avions repéré sur internet un camping à l’entrée de la ville. Ce n’est pas un camping extra, mais il était très bien situé pour nous qui n’avions pas de voiture. (Nous avons d’ailleurs retrouvé plusieurs GR-istes dans ce camping). Nous y sommes restés 4 jours, les plages sont loin, mais il y a des bus qui y vont, et le stop fonctionne aussi très bien en Corse.
      Pour finir, nous avons repris l’avion depuis l’aéroport de Figari. Il y a des bus qui font Porto Vecchio – Aéroport.
      Voilà. N’hésitez pas si vous avez d’autres questions.

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  2. Super… il l y a environ 40 ans…..horreur de penser que c’est aussi loin, j’ai fait ce GR20, je n’en ai que de super souvenirs, pour les yeux, l’accueil, la dureté quelquefois, mais quelle récompense ensuite..c’était ma 1er vrai rando, je crois que je n’ai presque plus arrêté ensuite.

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  3. Merci pour ce joli récit et ce partage. C’est intéressant, les étapes sont bien résumées. C’est très facile de se projeter et s’imaginer sur le sentier. C’est très agréable.
    Je ne connais pas encore ce GR mais j’espère y aller l’année prochaine.
    En cherchant la période idéale, j’ai cru comprendre que finalement, malgré les idées reçues, juillet/août serait une période moins fréquentée que juin et septembre.
    Pouvez vous le confirmer ?

    Merci d’avance, Fabrice.

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    1. Bonjour, merci beaucoup pour votre commentaire !
      Pour la période je n’ai fait que août donc je ne peux pas comparer, mais ce que je peux dire c’est que ce n’était pas du tout l’autoroute, nous étions même souvent seuls… et en juin il y a souvent encore de la neige.
      La chose sur laquelle les gens sont unanimes, c’est que c’est une expérience extraordinaire, je vous souhaite donc de la vivre!

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      1. Bonjour, Oui, ça doit être fabuleux. j’ai vraiment hâte d’y être. Merci pour votre témoignage et pour toutes ces précisions.
        Bien cordialement.

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